Beni: L’ apparition d’insectes en forme de tête humaine sur les végétaux sème plus terreur que le mal

C’est depuis une semaine que des insectes, présentant une forme de la tête humaine, sont apparus à kasindi, secteur de Rwenzori, territoire de Beni. Les interprétations fusent partout et les réseaux sociaux en font large diffusion, mais l’inspecteur de ce service rassure qu’il n’y a rien à craindre.

Le responsable du service territorial de l’agriculture de Beni dans le Nord-Kivu sensibilise la population à ne pas céder à la panique face à l’apparition des chenilles farineuses sur les végétaux au poste frontalier de Kasindi et environs dans le même territoire. Au cours d’une interview accordée à la presse ce mercredi 23 février 2022 , Docteur Franck Iyemankey Kebumey insiste beaucoup plus sur la prise et le respect des mesures pouvant permettant de contrer ce type d’insectes.

“Cet insecte est comme tout autre qui dévore les plantes”, indique Docteur Franck Iyemankey Kebumey qui annonce le lancement des investigations. Celui-ci appelle la population à la prise de certaines mesures préventives contre cette espèce. Parmi ces mesures, le nettoyage correct des légumes avant leur préparation.

“Il y a des chenilles qui dévorent les fleurs et d’autres qui dévorent les tiges. Les insectes qui sont dans tel pays peuvent se déplacer avec le temps dans d’autres pays : des hommes ou des animaux qui se déplacent, peuvent se déplacer avec ces insectes. Comprenez donc que ce n’est pas si grave que l’on peut l’entendre. Dire que c’est la forme d’une personne, c’est vraiment de l’imagination. Ce qu’il faut seulement c’est prendre des dispositions. Quand vous voulez laver les légumes, il faut bien laver les légumes, et si vous voyez les insectes, il faut les écarter”, a conseillé Docteur Franck.

Une attitude indifférente s’observe dans le chef de la population de kasindi qui refusent catégoriquement de consommer les légumes. L’insecte ayant la forme d’une tête humaine serait à la base de cette méfiance des légumes vendus actuellement au marché.

« La conséquence directe de cette attaque par ces insectes, c’est que toute la plante sèche à quelques jours. Et donc, Pour arrêter la propagation de ces insectes, que les agriculteurs des manioc arrachent toutes les plantes attaquées et de les brûler », conseille Kasereka Safari Biriro, ingénieur agronome.

Eugène Vomba

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