État de siège:Les autorités militaires ont utilisé leurs vastes pouvoir pour réprimer toute critique et écraser la dissidence.( Amnesty International)

Dans son rapport publié le 10 mai dernier et exploité par la rédaction de Topinfos24.com, Amnesty International révèle que l’état de siège a été caractérisé par la répression des plusieurs libertés fondamentales garanties par la constitution.

Durant cette période, deux militants des droits humains ont été tués par les forces de sécurité et des dizaines d’autres placés en détention arbitraire pour des motifs « fallacieux ». Une manière de réduire au silence toute personne qui demande des comptes sur les agissements de l’État dans les deux provinces, rapporte Amnesty International.

« La Justice et les libertés en état de siège au Nord-Kivu et en Ituri montrent comment les autorités militaires et policières ont utilisé les pouvoirs étendus qui leur ont été conférés au titre de l’état de siège pour réduire au silence les personnes jugées critiques à l’égard de ce dispositif, notamment des députés, des militant·e·s pro-démocratie et du personnel d’organisations de défense des droits humains, et c’est depuis sa mise en place le 3 mai 2021. Il expose également comment les autorités utilisent les juridictions militaires pour poursuivre les détracteurs de l’État dans le cadre de procès iniques ».

Dans ce rapport Amnesty International, cite les animateurs de l’état de siège et les tribunaux militaires qui ont pris en charge toutes les affaires pénales de compétence civils qui ont abusé de leurs pleins pouvoirs pour faire taire les personnes critiques et écrasé la dissidence.

Amnesty rappelle notamment que 4 députés provinciaux et un député national ont été arrêtés ou encore douze militants de la LUCHA, arrêtés pour s’être levés contre l’insécurité.

« Les autorités de la RDC doivent libérer immédiatement toutes les personnes détenues de manière arbitraire. Il est choquant que les habitant·e·s du Nord-Kivu et de l’Ituri craignent non seulement de subir des attaques meurtrières de la part de groupes armés, mais aussi d’être poursuivis pour avoir réclamé une protection efficace et l’obligation de rendre des comptes pour ces crimes ».

Christian Mahamba

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