Kasaï Oriental : Les travailleurs de la société Saint Louis BGM réclament les arriérés de leur salaire

Les travailleurs de la société Saint Louis BGM ont manifesté leur colère vendredi 14 février 2020, suite au non paiement de leur salaire. La tension était vive au siège de cette entreprise basée au Motel Nkumbikumbi, dans la commune de la Muya, à Mbuji-Mayi.

Pour éviter l’envahissement de ce Motel par la population, les éléments de la police nationale congolaise, commis à la sécurité de ce coin, ont tiré en l’air pour disperser les gens mal intentionnés qui voulaient accéder aux installations hôtelières.
Contacté, François Mukandila, représentant des travailleurs, a affirmé que les troubles de ce jour sont consécutifs aux promesses faites, mais non réalisés.

«C’est depuis lundi qu’on a promis de nous payer notre argent. Nous sommes déjà au cours du 6e mois qu’on ne nous a pas payé. C’est ainsi que nous avons commencé à réclamer l’argent depuis la semaine passée. Arrivé lundi (10 février 2020, ndlr), comme nous avons invité les gens, nous nous sommes rassemblés et avons légué cinq personnes pour voir le DP. Ce dernier leur a demandé de rentrer vendredi sous prétexte que tous les agents seront payés. On était toujours dans l’attente, espérant toucher notre rémunération dans 4 ou 5 jours. Mais, aujourd’hui (vendredi 14 février), le DP nie avoir promis la paie ce jour. C’est ainsi que nous nous sommes enflammés», a précisé François Mukandila.

Toutefois, le représentant des travailleurs déclare qu’ils ont échangé avec le chairman de Saint Louis BGM qui les a appelés au calme et à la patience.
Il dit qu’ils ont besoin d’argent, ils n’ont même pas besoin d’attendre, car leurs enfants meurent de faim et leurs femmes les déconsidèrent.

Selon Mr Caleb Beni, chargé des ressources humaines, les travailleurs connaissent un retard de paie de 4 mois pour certains et de 6 mois pour d’autres. Il souligne que c’est leur droit de revendiquer. Il a montré également que cette situation concerne tout le monde, y compris le Directeur provincial Yves Kazeka.

La présence de la police nationale a fait qu’il n’y ait pas de dégâts matériels au cours de ces troubles.

Stephen Ilunga

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