RDC-Médias : l’UNPC qui ignore les journalistes, le COJEC en sapeur pompier !

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Incroyable mais vrai, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) en mode observatoire suite aux inquiétudes et menaces subies par les chevaliers de la plume dans l’exercice de leur métier et cela en violation du premier article du code d’éthique et de déontologie en vigueur du journaliste congolais évoquant une liberté indissociable du droit du public à être informé, et que le journaliste émete librement ses opinions en faveur de la liberté dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.

La liberté de la presse a été toujours muselée en Afrique et au Congo de Lumumba en particulier et cela d’un régime politique à un autre, Les plus bercés sont ceux qui défendent le pouvoir bec et ongle.

Le cas échéant est celui de la journaliste Tatiana OSSANGO OWANDJO arrêtée et incarcérée depuis le 1 septembre dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements ANR pour les propos tenus sur sa chaîne Youtube. Plusieurs voix se sont levées pour dénoncer cette arrestation jugée comme une atteinte à la liberté de la presse et la violation de son article 17 du code d’éthique et de déontologie protégeant le journaliste congolais ; « le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique, le secret des affaires publiques ou privées ne peut être exigé du journaliste que par exception et en vertu des motifs clairement exprimés  » …! Le débat est long et interminable.

Le Collectif des Journalistes du Congo COJEC en sigle a, par son comité exécutif exigé de prime abord la libération de cette journaliste oubliée par l’UNPC de Boucar KASONGA TSHILUNDE d’heureuse mémoire en saisissant plusieurs services compétents et obtenir la libération de la précité.

Une démarche qui se solde par une réussite pour la corporation dirigée par Michael BAKEMBA car, la journaliste Tatiana OSSANGO OWANDJO a été libérée en date du 13 septembre 2021 en pleine journée où le degré de la température était de 33°, une journée chaude, mais rafraîchie par le sourire des membres du COJEC qui revoient l’un de leurs après près de deux semaines d’incarcération mais hélas, tard dans la soirée, L’UNPC dirigée par Gaby KUBA BEKANGA sort un communiqué se félicitant de la libération de Tatiana OSSANGO tout en rappelant dans le même communiqué que la précitée n’a jamais été journaliste,  » et que son travail sur internet ne nous engage pas « , peut-on lire dans le corps de ce communiqué or la révolution technologique impose l’Internet aux journalistes.

La précipitation, l’incompréhension, pourquoi rédiger un communiqué sur la libération de celle qui n’a jamais été journaliste, quelle était l’intention réelle de ce communiqué, A chacun son jugement.

Ce qui est sûr,depuis la deuxième République,le monde journalistique congolais ne digère la corporation officielle de la presse considérée comme étant au solde du pouvoir d’où la dissension avec la création en pleine dictature sous Maréchal MOBUTU de l’Observatoire de Médias Congolais (OMEC) créé par l’un des plus expérimentés Polydor MUBOYAYI patron du journal le phare,s’en suit d’autres structures pouvant réunir les journalistes dont le collectif des journalistes congolais COJEC est en pôle position de par son organisation, la mutuelle entre les membres et la solidarité, une politique mise en place par l’équipe dirigeante et qui séduit les chevaliers de la plume. COJEC désormais c’est plus de 300 journalistes congolais dans la ville de Kinshasa sans pour autant estimer le nombre dans les provinces.

Serge Yann NTOMBOLO